Bleiche - Stiftung Ferien im Baudenkmal

Bleiche

, Appenzell AI

Érigé à l’origine comme moulin et blanchisserie dans la plaine de la Sitter, cet ensemble de volumes imbriqués s’inscrit harmonieusement dans le paysage, à la lisière du village d’Appenzell. Adapté et agrandi au fil de ses différents usages, il repose sur des fondations remontant au XVIᵉ siècle. Son apparence actuelle en fait l’un des plus beaux exemples de peinture de façade caractéristique de l’Appenzell. L’appartement de vacances se situe dans le bâtiment principal, au deuxième étage.

Disponibilité

à partir de (par semaine, tous frais inclus)
1274.-
2 Personnes
1 Chambres
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La durée d’un séjour dans ce logement ne peut pas être inférieure à nuits.
Dieses Objekt kann min. Nächte gebucht werden.
La durée d’un séjour dans ce logement ne peut pas dépasser 28 nuits.
Dieses Objekt kann max. 28 Nächte gebucht werden.
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Description et histoire

Au XVIᵉ siècle déjà, un moulin à eau se dresse dans ce lieu idyllique au bord de la Sitter, un affluent de la Thur. Aux côtés du moulin du village d’Appenzell, il est alors probablement considéré comme le plus important moulin à eau des Rhodes-Intérieures. Entre 1535 et 1538, il se situe derrière l’actuel bâtiment en madriers empilés de cinq étages et porte le nom de «Strickesmühle», emprunté à celui de son propriétaire.

La blanchisserie était d’abord une installation de blanchiment exploitée par l’État. La toile brute de lin y était trempée, foulée puis blanchie, grâce à l’eau provenant d’un canal de plusieurs centaines de mètres, dérivé de la Sitter. À proximité du moulin se dressaient un foulon installé au bord du fleuve, un lavoir, un bâtiment en pierre destiné à la présentation des étoffes et la blanchisserie elle-même, qui abritait le logement du maître-blanchisseur. Un foulon désigne une ancienne machine textile utilisée pour fouler les tissus: un procédé mécanique qui densifie, feutre et stabilise les étoffes grâce à l’humidité, la chaleur, la pression et le frottement.

Le commerce appenzellois de la toile de lin ne parvient toutefois pas à s’imposer. Vingt ans plus tard déjà, la blanchisserie et le foulon sont déjà à l’arrêt.

En 1604, le Grand Conseil décide de rouvrir la blanchisserie. En 1638, jusqu’à 12 000 pièces de toile y sont blanchies. Sous la direction du maître-blanchisseur Wyser (1628-1654), le passage d’une exploitation étatique à une exploitation privée s’opère. Wyser réussit à transformer cette activité déficitaire en une entreprise florissante. Sous son impulsion, on y moud également du grain, le vin et le sel y sont commercialisés, et une activité agricole y est menée. En 1750, la nouvelle maison d’habitation avec boulangerie est construite entre le bâtiment principal et l’aile du moulin.

En 1803, la blanchisserie entre dans le patrimoine de la famille Rusch, à la suite du mariage de Johann Baptist Gregor Rusch avec Anna Maria Antonia Manser, surnommée «Bleichi Ammereieli», la «petite Anna-Maria de la blanchisserie». Aujourd’hui encore, elle demeure en possession de cette même famille.

Conseiller municipal, Rusch meurt prématurément et, parmi ses cinq fils, seul Floridus atteint l’âge adulte. La Bleichi Ammereieli reprend alors la direction de l’entreprise. Son remarquable sens des affaires pose les bases du succès économique et politique de son fils Floridus. Un portrait et une représentation de la Bleichi Ammereieli sont encore visibles sur un ancien volet de fenêtre. À 23 ans, Johann Baptist Floridus Rusch prend à son tour la tête de l’entreprise de blanchisserie.

La blanchisserie n’est guère lucrative et, en 1842, une violente tempête endommage les bâtiments du site. Floridus renonce alors à l’industrie du lin pour se consacrer au commerce du grain, à la scierie et à l’agriculture. Premier du pays à appliquer la technique du drainage (opération d’assèchement), il parvient ainsi à niveler les prés de la blanchisserie. Il investit dans des biens immobiliers et des terrains, devenant le plus grand propriétaire foncier des Rhodes-Intérieures. À l’image de ses prédécesseurs, il assume de nombreuses fonctions au sein du gouvernement, initie le commerce autonome du sel du canton et organise l’assistance aux plus démunis. Sous la conduite de Floridus, la blanchisserie connaît son dernier grand essor.

En août 1846, une crue provoque d’importants dégâts dans les bâtiments. À l’emplacement du moulin détruit, Floridus installe une scierie et aménage, le long de la Sitter, une promenade bordée d’arbres et de bancs.

Après Floridus, son fils aîné Johann Baptist Emil Rusch reprend la blanchisserie, mais, universitaire dans l’âme, il ne s’intéresse guère à son exploitation. Il fait construire la villa Sälde («Bonheur») à proximité du site et s’y installe. En tant que Landamman, il devient l’une des figures marquantes du parti conservateur et fonde l’assurance rurale contre l’incendie, ainsi que le journal l’Appenzeller Volksfreund, une société d’histoire et la caisse rurale d’épargne, future Banque cantonale. En 1873, Johann Baptist Emil Rusch vend la blanchisserie pour 90’000.- à son frère Josef Anton Alois.

La blanchisserie forme alors une entreprise réunissant agriculture, scierie, boulangerie et commerce du grain. En 1904, le propriétaire d’alors, Josef Anton Rusch, divise le domaine de la blanchisserie. Son fils Albert Alois reprend l’exploitation agricole et fait construire une ferme indépendante. L’ancienne blanchisserie, avec la scierie, la boulangerie et le commerce du grain, est quant à elle reprise par Josef Anton Rusch-Gmünder.

En 1908, une crue détruit une grande partie des bâtiments de la scierie. Ceux-ci sont alors fermés, puis finalement démolis en 1910. Le canal qui traversait tout le domaine de la blanchisserie, ainsi que le Tüchelros, l’étang utilisé pour les conduites d’alimentation en eau, sont comblés.

Jusque dans les années 1960, la boulangerie est exploitée avec le four à bois, encore conservé aujourd’hui. En 1976, la propriété passe à Elsi et Titus Haas, neveu du prédécesseur sans descendance. En 2023, diverses rénovations extérieures sont entreprises en collaboration avec le Service des monuments historiques, et, en 2024-25, la réalisation du logement de vacances s’accompagne de rénovations intérieures.

Renato Kaiser au Türalihus
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Renato Kaiser au Türalihus
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  1. Carte postale de 1907: travaux agricoles dans la prairie devant la Bleiche.
  2. Carte illustrée vers 1900: un alpabzug traditionnel (désalpe) mené par des chèvres, suivi de vaches décorées de fleurs. Les armaillis portent des culottes de cuir jaunes.
Renato Kaiser au Türalihus
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Renato Kaiser au Türalihus
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  1. L’imposante armoire en bois du salon, salle d'apparat lambrissée, a été réalisée spécialement pour la Bleiche. Les figures sculptées sont censées éloigner le «mal».
  2. Les chaises sont elles aussi ornées de figures grimaçantes, destinées à protéger du malheur ceux qui s’y assoient.

Particularités architecturales

L’ancienne blanchisserie est protégée et figure parmi les monuments historiques d’importance nationale. Dans le volume consacré à Appenzell Rhodes-Intérieures de la série «Les Monuments d’art et d’histoire de la Suisse», elle est décrite comme «la construction la plus élégante et la plus intéressante du paysage de fermes isolées des Rhodes-Intérieures».

L’imposant ensemble de bâtiments orienté vers le nord réunit la grande maison d’habitation historique, édifiée en 1535 par le maître d’œuvre Lienhard Bilchenfelder, la maison plus basse et plus récente de 1750 avec la boulangerie, ainsi que la partie allongée subsistante de l’ancien secteur d’exploitation agricole, comprenant l’écurie pour chevaux, l’aire de livraison du grain, l’étage surélevé destiné à la farine et le grenier à farine.

La maison d’habitation de 1750 présente elle aussi une riche peinture de façade dans des tons de rouge. L’étagement des volumes et le léger retrait des différentes parties du bâtiment composent une vue d’ensemble particulièrement pittoresque, que la cour pavée et sa fontaine en pierre de 1874 viennent achever du côté de la prairie.

Au-dessus du sous-sol maçonné et du rez-de-chaussée se dressent les quatre étages en encorbellement du bâtiment en madriers empilés. Celui-ci est habillé de volets battants, de volets pliants et de lambris, l’ensemble ayant été richement peint vers 1756 dans des tons de vert et de gris. Les parois des étages supérieurs sont ornées de faux-appareillages peints, donnant au bâtiment l’apparence d’un édifice en pierre. Volets, pilastres d’angle et éléments en saillie se parent d’ovales ponctués de rosettes, de fines colonnettes torsadées, de frises de feuilles de chêne et de paysages imaginaires. Côté pignon, les dessous du toit en bâtière de type «Tätsch» (Tätschgiebeldach) figurent un ciel nuageux. Sur les planches couvrant les têtes de pannes se lisent les inscriptions «H. Johann Ströili» et «F. Barbara Manser». Le pignon porte «IHS 1756», et la façade côté est «Titus Haas-Steffen 1976».

Les étages en saillie, ou plutôt la façade en gradins de la maison principale, dans laquelle se trouve aujourd’hui l’appartement de vacances, ont été réalisés pour des raisons pratiques : pour pouvoir suspendre aux fenêtres les longues toiles de lin à sécher.

Comme les bâtiments ont été élevés à des époques différentes et que les deux maisons furent, à certains moments, habitées par une seule grande famille, la distribution des espaces s’avère complexe, ponctuée de plusieurs passages reliant l’une et l’autre maison. Les pièces principales se déploient sur la façade nord, tandis que les escaliers et les couloirs occupent le côté sud. Au rez-de-chaussée de l’ancienne maison d’habitation se trouvait autrefois la boulangerie, aujourd’hui remplacée par un atelier d’artisanat.
 
Dans le logement de vacances se trouve la grande «Eckstube», pièce d’angle à vivre traditionnelle. Elle est dotée d’un remarquable plafond à caissons, dont le vaste panneau central octogonal, daté d’environ 1650, fut installé par le Landamman Wyser de l’époque.

Renato Kaiser au Türalihus
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Renato Kaiser au Türalihus
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  1. La peinture de façade avait avant tout une fonction représentative et exprimait la prospérité ainsi que l’identité du lieu.
  2. Dans la tradition populaire, la peinture profane se voit en outre attribuer une fonction protectrice. Les figures représentées grandeur nature et de face donnent l’impression d’une présence, destinée à repousser les visiteurs indésirables.

Informations sur l’appartement de vacances

Renato Kaiser au Türalihus
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  1. Plan de l’appartement de vacances.

L’appartement de la Bleiche occupe le deuxième étage, au-dessus de l’«Atelier für Kunsthandwerk» artisanal d’Adalbert Fässler.

Depuis la cage d’escalier, on y accède soit par la cuisine, soit par le vestibule récemment aménagé. Le cœur du logement est la grande «Eckstube», dotée d’un lambris mural, d’un plafond à caissons de 1650 et d’un poêle en faïence vert. Elle accueille une grande table ronde ainsi qu’un canapé-lit. À cette pièce est attenante la cuisine, où subsiste l’ancienne place de cuisson et de feu, désormais complétée par une cuisine aménagée moderne.

Depuis le couloir, on accède à la grande chambre et à la salle de bains.

La chambre est aménagée d’un lit double et d’un bureau. Une armoire intégrée s’étend sur toute la longueur de la pièce. Les murs sont habillés d’une nouvelle réplique de la tapisserie historique, mise au jour lors des travaux.

La salle de bains moderne s’insère avec ingéniosité autour de la cage d’escalier. Outre le lavabo et les toilettes, la douche, installée à l’emplacement de l’ancien cabinet d’aisance, offre une vue splendide sur la prairie.

L’ameublement provient en partie de la maison ou du fonds de l’ancienne blanchisserie, et s’accompagne de quelques pièces contemporaines.

La Bleiche est une maison historique, un monument. Les anciennes structures intérieures étant largement conservées, la maison n’est pas accessible pour les personnes à mobilité réduite. Bien qu’elle bénéficie par ailleurs d’un équipement technique moderne, nous souhaitons signaler que les escaliers peuvent présenter certains risques.


Personnes : 2-3 (plus un enfant jusqu’à 2 ans).

Chambres à coucher : 1 chambre avec lit double (180×200), canapé-lit dans le séjour (140×195), et lit bébé et chaise bébé sur demande.

Saison : toute l’année

Brefs séjours : aucun

Altitude : 784 m

Animaux : non autorisés

Transports publics : 10 minutes à pied de la gare.

Stationnement : sur l’esplanade devant la maison.

Espaces extérieurs : coin repas meublé

Wi-Fi : disponible

Chauffage : chauffage central au mazout.

Poêle / cheminée: le poêle en faïence ne peut malheureusement pas être utilisé par les hôtes pour des raisons de sécurité.

Cuisine : plaques à induction, petit four avec micro-ondes intégré, machine Nespresso, lave-vaisselle disponibles.

Salle de bain : 1 (salle de bains avec douche, lavabo et WC)

Lave-linge: pas disponible

Particularités : Vous pouvez volontiers rendre visite à l’artisan Adalbert Fässler au rez-de-chaussée. Il est possible que vous l’entendiez occasionnellement.

Situation

Bleichestrasse 8, 9050 Appenzell

Situation géographique

Au pied de l’Alpstein s’étend Appenzell, chef-lieu du canton d’Appenzell Rhodes-Intérieures. Réputé pour ses façades colorées, ses traditions vivantes et son atmosphère accueillante, le village forme le cœur culturel de la région. Plus loin, la ville de Saint-Gall et le lac de Constance offrent également de belles possibilités d’excursions.

La Bleiche se trouve en bordure du village, dans un cadre paisible, au milieu d’une vaste prairie verdoyante. Le centre, la gare, la piscine en plein air et le musée d’art se situent à dix minutes de marche seulement.

Histoire

L’histoire d’Appenzell Rhodes-Intérieures s’inscrit dans plusieurs moments déterminants: son entrée dans la Confédération en 1513, la séparation d’avec le demi-canton réformé d’Appenzell Rhodes-Extérieures en 1597 après des tensions confessionnelles, ou encore la longue tradition de la landsgemeinde comme institution politique. S’ajoutent des jalons tels que la période de l’Helvétique sous domination française, l’adoption de la première constitution cantonale en 1814 et, plus récemment, l’introduction du droit de vote des femmes en 1990 à la suite d’une décision du Tribunal fédéral. 

Loisirs

Tout près s’étend le massif de l’Alpstein, dominé par le Säntis et la Schwägalp, avec ses innombrables lacs de montagne et le réseau de sentiers le plus dense de Suisse. Les sommets se laissent atteindre aussi bien par les nombreuses télécabines que par de belles randonnées alpines, parfois exigeantes.

Pour une découverte plus paisible, les fromageries d’alpage invitent à savourer le célèbre Appenzeller, tandis que la brasserie Quöllfrisch ou la Flauderei offrent d’agréables haltes rafraîchissantes. En septembre et octobre, les descentes d’alpage et les foires au bétail donnent à voir, dans toute leur authenticité, les costumes traditionnels, l’artisanat et la musique populaire.

Expériences